Best sommelier of Estonia in 2018 is Ketri Leis

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Ketri is just 28 years young and she is No. 1 sommelier in Estonia since 2016. This is her third title of best sommelier of Estonia.

Her primary education was in marketing, but in 2013 she started sommelier school and since then she has been in the sommelier business. Even though she is very young, she is already has 11 years experience in the hospitality industry. She has worked in almost every position in restaurant/wine bars which led to her become the sommelier and manager in Pazzo Wine bar in Tallinn.

We asked her a few questions about the competition she just won, the position of the sommelier in Estonia and particularly how females are regarded in the business in Estonia.

Q1. You won the Estonian contest in 2018, did you expect it and how do you feel about it?

Ketri: With the competitions I feel you can never expect any specific result. You can do all the work before: studying theory, training your practical skills, doing tastings and working as hard as you can. When the day arrives, you feel you know less than you did before, you feel you didn’t manage to read all the necessary materials and you get a bit anxious already in the morning. When you dress yourself up and check if you have all the necessary tools in your pocket, you calm down. Just before the finals the nervousness comes back. If you know you have made it to the finals, you need to do the best you can. For me, competing for the 4th time in the Estonian championships, it was the first final where I was satisfied with my performance. I kept myself together without falling apart during some wrong answers or difficult tasks. I am more than happy to have won the competition and move on to the World Championships, to meet new people and gain new knowledge and experiences.

Q2. How do You think the title of Best Sommelier of Estonia will change your life? 

Ketri: The competing scene in Estonia has undergone a little renewal – our top sommeliers for the past decade have stepped down. More and more young sommeliers have entered the competition which makes it interesting, and it’s great to see everybody’s growth during the past years. I have now been the winner for 3 years in a row; that has definitely changed my professional life. I have more knowledge, I am more confident in my decisions. I have lot of opportunities. Now we are starting a new project with one of the top sommeliers in Estonia, Kristjan Peäske, a wine bar called Pazzo. Based on boutique producers, terroir-driven wines, with tapas-style unpretentious but flavorful sharing plates. For me it is a great opportunity, and for the people it will be a bit “crazy”, surprising. We are all looking forward to the opening day in June:)

Q3. How is the profession of sommeliers in Estonia?  

Ketri: The sommelier scene in Estonia is definitely expanding. We have more and more restaurateurs who are interested in educating their staff and sommeliers. I would say we still have a long way to go, to have professional sommeliers working in every good restaurant.

Q4. You have a great knowledge about food and wine. What do you think you can do to promote your national beverages and gastronomy? 

Ketri: I have been working in restaurant Leib for a long time. It is casual dining based only on local ingredients. Therefore our beverage selection (excluding the wines of course :)) has been quite patriotic at all times. We have a boom of craft breweries, cider farms. We have upcoming distilleries. Even Crafters London Dry Gin of Liviko has won prizes in its category.  Ourselves, we have been making homemade liquors since the beginning.  So the scene is moving forward. For me, working in Tallinn, I always want to offer some local beverages.

In conclusion, we live in a nordic county. We have a great selection of seasonal products such as fruits and berries.  Be sure to taste some fruit wine, berry liqueur or hand-crafted beer when you come to Estonia!

Q5. What is women’s position in the wine/sommelier business in Estonia?

Ketri: To be honest I don’t see too much significance in being a male or female sommelier. It is more dependent on your knowledge and even more on your passion. During the last decade the gender inequalities have fortunately lessened, and we have more and more female in this “masculine” world. I am the first female champion of Estonia, that is a good recognition but definitely not the most significant. I am working and training together with fantastic girls: Els-Maria Uibo, Marika Tikas. In our team we have a lot of new sommeliers studying in the Estonian Sommelier School, who are all girls:  Helen Aasmann (Best Beer Sommelier of Estonia 2017), Eliise-Hanna Hermann, Sirli Lees, Katerina Jõgis, Merylin Tihomirova. Fingers crossed for all the new talents! ☺

Being a trained sommelier has definitely broadened my perspective. Great acquaintances around the world, travelling, communicating and learning. Everything comes hand-in-hand. I couldn’t be happier in my profession. I am surrounded by great people, amazing wine and delicious food. I have time to relax and travel. I learn something new every day. This is what you get when you find your way!


Meilleur Sommelier d’Estonie 2018 : Ketri Leis

Ketri a tout juste 28 ans et elle est numéro 1 en Estonie depuis 2016. C’est son troisième titre de Meilleur Sommelier d’Estonie.

Elle avait commencé des études de marketing, mais en 2013 elle s’est orientée vers l’école de sommellerie  et a continué dans le métier. Même si elle est encore très jeune, cela fait maintenant 11 ans qu’elle travaille dans l’hôtellerie et la restauration.  Elle a occupé pratiquement tous les postes dans la restauration et les bars à vins, ce qui l’a conduite à devenir le sommelier- directeur de Pazzo à Tallinn.

Nous lui avons posé quelques questions :

Q1 : Vous avez remporté le concours en 2018. Vous y attendiez-vous ? Quel est votre sentiment ?

Ketri : Avec les compétitions je pense qu’il ne faut jamais s’attendre à un résultat spécifique. Vous pouvez faire tout le boulot possible avant – étudier la théorie, vous entraîner pour le service, déguster, – travailler aussi dur que vous le pouvez, le jour arrive et vous avez l’impression que vous en savez moins qu’auparavant, que vous n’avez pas réussi à lire tout ce qu’il fallait lire, et vous devenez nerveuse dès le matin.  Quand vous vous préparez, vous vérifiez que vous n’oubliez pas votre matériel, que vous avez tout ce qu’il faut dans vos poches, et vous vous calmez.  Jutse avant la finale, vous redevenez nerveuse. Vous savez que vous êtes arrivée en finale, alors il va falloir être la meilleure possible.  Pour moi, participant pour la 4ème fois à ce concours d’Estonie,  c’était la première finale pour laquelle j’étais satisfaite de moi-même.  J’ai réussi à me contrôler et ne pas me déconcentrer avec des réponses fausses ou des épreuves difficiles. Je suis plus qu’heureuse d’avoir remporté la compétition et de pouvoir ainsi poursuivre jusqu’au Mondial, faire la connaissance de sommeliers du monde entier et parfaire mes connaissances, vivre des expériences nouvelles.

Q2 : En quoi pensez-vous que ce titre de Meilleur Sommelier d’Estonie peut changer votre vie ?

Ketri: La scène estonienne pour les concours de sommeliers s’est renouvelée ces derniers temps.  Nos grands sommeliers des dix dernières années ont renoncé à la compétition. De plus en plus de jeunes se présentent aux concours ce qui suscite un intérêt nouveau et une participation d’un niveau plus important ces derniers temps. Maintenant, j’ai gagné trois fois d’affilée, ce qui a définitivement change ma vie professionnelle.  Mes connaissances se sont améliorées, j’ai plus confiance en moi.  J’ai plus d’opportunités qui me sont offertes. Nous travaillons à l’heure actuelle sur un projet avec un des plus grands sommeliers d’Estonie, Kristjan Peäske, un bar à vins appelé Pazzo. Basé sur des producteurs “boutique”, des vins de terroir, avec des plats à partager, style tapas, sans prétention mais très savoureux pour les accompagner. Pour moi, c’est une grande opportunité et pour les gens, ce sera un peu dingue, surprenant. Nous nous réjouissons déjà de l’ouverture début juin.

Q3 : Que dire de la profession de sommelier en Estonie?  

Ketri : C’est en plein boom en Estonie. De plus en plus de restaurateurs s’intéressent à la formation de leur personnel, de leurs sommeliers.  Mais je dirais qu’on a encore du chemin à parcourir avant d’avoir des sommeliers professionnels dans chaque bon restaurant

Q4 : Vous avez de belles connaissances pour les accords mets et vins. Que pensez-vous pouvoir faire pour promouvoir vos boissons nationales et votre gastronomie ?

Ketri : J’ai longtemps travaillé au restaurant Leib. C’est un restaurant simple basé sur des produits locaux.  Donc notre sélection de boissons (à part les vins, bien sûr) a toujours été très patriotique ! Nous avons une profusion de brasseries artisanales, de cidres fermiers. Egalement de nouvelles distilleries.  Même des artisans de London Dry Gin de Liviko ont remporté des prix dans leur catégorie. Nous-mêmes, nous élaborons des liqueurs maison depuis le début. Donc le paysage évolue. Pour moi, travaillant à Tallinn, je veux continuer à proposer des boissons locales.

En conclusion – on vit dans les pays nordiques – nous avons une sélection fantastique de fruits et de baies de saison. . Ne manquez pas de goûter  un vin de fruit, une liqueur de baies ou une bière artisanale en arrivant en Estonie !!

Q5 : Que dire des femmes dans le monde du vin, dans la sommellerie en Estonie ?

Ketri : Honnêtement, je ne vois pas de différence  entre un homme et une femme sommelier. Tout depend de vos connaissances, et plus encore de votre passion. Pendant cette dernière décade, la notion de genre a heureusement reculé et on a de plus en plus de femmes dans ce monde “masculin”. Je suis la première femme championne d’Estonie et c’est une bonne reconnaissance, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus important. Je travaille et je m’entraîne avec des filles fantastiques – Els-Maria Uibo, Marika Tikas. Dans notre équipe, nous avons beaucoup de nouveaux sommeliers qui étudient à l’ Estonian Sommelier School. Il se trouve que ce sont des filles – Helen Aasmann (The best Best Beer Sommelier of Estonia 2017), Eliise-Hanna Hermann, Sirli Lees, Katerina Jõgis, Merylin Tihomirova. Que de nouveaux talents à encourager ! J

Etant un sommelier bien entraîné m’a apporté une vision plus large. Des relations formidables à travers le monde, des voyages,  communiquer, apprendre… Tout arrive naturellement. Je ne pourrais pas être plus heureuse dans mon métier. Je suis entourée de gens épatants, avec des vins extraordinaires et une cuisine délicieuse. J’ai du temps pour me détendre et pour voyager. J’apprends chaque jour quelque chose. C’est ce qui vous arrive quand vous avez trouvé votre voie !