Best sommelier of Brazil in 2018 is Diego Arrebola

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Diego has been involved in the wine world since 2004 and has gone through several levels of training since then. In 2014 he received his ASI certified sommelier designation, the first and currently the only one in Brazil. Having worked seven years in catering, in 2011, Diego started his own business as an independent professional. He is a consultant for restaurants, importers, producers, local and national promotional organizations, organizes numerous wine events and training courses. Diego runs WSET courses for Eno Cultura and has been named Educator of the Year 2017 for WSET. Today, he is co-owner of an EntreCopos consulting office (between glasses).

Diego won the 2018 contest in Brazil, and we asked him some questions.

Q1: You won the Brazilian contest in 2018. Did you expect it and how do you feel about it?

Diego: I don’t think anybody expects something like that. I did want it for sure.  I did my best to prepare for it, but anything can happen in the finals. It was a great moment of joy, and also an honour, to have the chance to once again, represent Brazil in the next international competitions.

Q2: How do you think the title of Best Sommelier of Brazil will change your life?

Diego: Since it was my third time in a row, it won’t change that much.  However, in 2012, when I won the title for the first time, it allowed me to attract a lot of attention from our market, as I lived and worked outside of our main cities.

This time, what has changed, is that I’ll have more time to prepare for the Best Sommelier of the World contest.

Q3: How is the status of sommeliers in Brazil? What can be improved?

Diego: The Brazilian market is emerging from economic and political turmoil; therefore, it is not the best moment for such analysis. I do believe that we have a tremendous potential to be explored, but at this moment we don’t have enough jobs or proper payment for real professionals.

Q4: You have excellent knowledge of food and wine. What do you think you can do to promote your national beverages and gastronomy?

Diego: It’s not just me.  Brazilian sommeliers have worked for some time to show our consumers that yes, they can enjoy Brazilian food with a variety of international wines and beverages. We have a history of bad wines, made with non-vinifera grapes, so it is a bit of a challenge to convince customers to try high-quality Brazilian wines, but it is a challenge we are not willing to set aside for the moment.


Le meilleur Sommelier du Brésil 2018 est Diego Arrebola

Diego est dans le monde du vin depuis 2004 et il a franchi plusieurs niveaux de formation depuis lors. En 2014 il a été certifié sommelier ASI, le premier et toujours le seul au Brésil. Il a travaillé sept ans dans la restauration et en 2011 il a démarré sa propre affaire en tant que professionnel indépendant. Il est consultant pour des restaurants, importateurs, producteurs, des organisations locales et nationales de promotion, anime de nombreux évènements autour du vin et des cours de formation. Il dirige des cours WSET pour Eno Cultura et a été nommé Educator of the Year 2017 for WSET. Aujourd(hui, il est co-propriétaire d’un bureau de conseil EntreCopos (Entre verres).

Diego a remporté le concours 2018 au Brésil et nous lui avons posé quelques questions.

Q1: Vous avez remporté ce concours 2018. Vous y attendiez-vous ? Et que ressentez-vous ?

Diego: Je ne pense pas que qui que ce soit puisse s’attendre à cela. C’était ce que je voulais, bien sûr, et je me suis préparé au mieux dans ce but. Mais, en fin de compte, n’importe quoi peut se passer en finale. Cela a été un grand moment de joie et c’est aussi un honneur d’avoir la chance de représenter à nouveau le Brésil dans les prochains concours internationaux.

Q2: En quoi pensez-vous que ce titre de Meilleur Sommelier du Brésil va changer votre vie ?

Diego: Étant donné que cela m’arrive pour la troisième fois consécutive, ça ne va pas changer grand-chose. Pourtant, en 2012, quand j’ai remporté ce titre pour la première fois, cela m’a permis d’attirer sur moi l’attention de notre marché d’autant que je vivais loin des grandes villes.

Cette fois-ci, ce qui change vraiment, c’est que je vais avoir plus de temps pour préparer le Mondial.

Q3: Quel est le statut du sommelier au Brésil ? En quoi peut-il y avoir des améliorations ?

Diego: Le marché brésilien est entrain de sortir d’une crise économique et politique  et ce n’est pas le meilleur moment pour analyser la situation. Je pense que nous avons un gros potentiel qui reste à explorer mais pour l’instant nous n’avons pas assez de propositions de travail ni des salaires décents pour de vrais professionnels.

Q4: Vous avez une grande connaissance de la gastronomie et du vin. De quelle manière pensez-vous pouvoir promouvoir votre gastronomie et vos boissons nationales ?

Diego: Il n’y a pas que moi. Mais de plus en plus de sommeliers brésiliens s’attachent depuis quelque temps à démontrer que les plats brésiliens peuvent se déguster avec une variété de boissons et de vins internationaux. On a un passé de mauvais vins faits à partir de cépages non issus de vitis vinifera, alors maintenant c’est un vrai challenge de convaincre les clients de choisir un vin brésilien de grande qualité. Mais c’est un défi que nous ne voulons pas laisser de côté.